Université de Technologie Ouverte Pluripartenaire.

Ma journée CGE au Campus de Cergy

En ma qualité de représentant uTOP, je me suis rendu, en compagnie de Cyril Bai, à la Conférence des Grandes Écoles qui s’est tenue le 19 octobre dernier au campus de Cergy.

 

Accueil : les conditions matérielles, proposées par l’ESSEC à la bonne centaine de participants, étaient parfaites.

 

Mot de bienvenue : Jean-Michel Blanquer, DG de l’ESSEC, remercie le public, introduit le programme de la journée en sa qualité de Président de la Commission Formation de la CGE et indique que les présentations et échanges seront animés et modérés par Gilbert Azoulay, spécialiste de l’éducation, du supérieur, de la recherche, des TICE et Directeur de News Tank Éducation, l’agence d’informations spécialisée à destination des décideurs.

 

3 intervenants (F. Jouanjean, P. Barbier, A. Storck) présentent les objectifs généraux, la mission définie en 2013 du groupe de travail sur le « numérique » à la CGE, puis les résultats sur l’organisation et les nouveaux éléments de doctrine des formations - entièrement ou à plus de 80 % à distance - récemment accréditées par la CGE.

Les échanges avec le modérateur et le public permettent de comprendre que ces accréditations vont très prochainement concerner des formations de type Mastère spécialisé, MSc ou BADGE et que leur nombre devrait fortement augmenter dans les cinq ans.

Les intervenants font remarquer que ces accréditations sont un élément essentiel pour la reconnaissance des formations par le secteur économique, donc pour l’employabilité des formés et pour la notoriété et la crédibilité des structures de formation.

Une appréciation différente est cependant donnée par un membre présent de la CTI qui indique que cette instance reste « pour le moment » sinon opposée, du moins « très prudente » sur le bien-fondé de la délivrance d’un titre d’ingénieur, à l’issue d’une formation qui se serait déroulée entièrement « hors les murs ».

 

Table ronde 1 : Sophie Pène, VP de CNNum, présente le Référentiel d’action « Université numérique » établi en réponse à une demande formulée en novembre 2015 par Thierry Mandon.

Elle commente les cinq marqueurs qui sont essentiels pour que l’ESR se positionne efficacement dans la révolution numérique. Elle insiste en particulier sur la limitation voire la restriction, très préoccupante à ses yeux, parce qu’encore très fréquente chez beaucoup de ses interlocuteurs, d’une « stratégie numérique » à un simple « projet informatique ».

Quatre intervenants sont ensuite successivement sollicités par l’animateur pour commenter ou se positionner sur cette présentation.

Leurs prises de position témoignent d’un accord important avec les éléments de ce référentiel (une seule remarque est faite sur l’absence de la dimension cybersécurité).

Les commentaires sont tout à fait intéressants et constructifs… depuis l’affirmation que les Grandes Écoles sont, par leur agilité et leur dynamisme, les « PME-PMI voire les Start-ups de l’ESR », jusqu’au constat de la nécessité de moderniser rapidement les campus, de restructurer contenus et méthodes de formation, en insistant sur l’inévitable obligation de mutualisation si l’on veut pouvoir faire beaucoup et vite en dépit de la taille ainsi que par la satisfaction de voir le ministère adopter sur ces sujets un positionnement incitatif et sortir… « enfin »… de sa volonté principale de contrôle.

Une remarque historique est faite de façon parfaitement synthétique par Jean-Michel Blanquer qui indique que les structures actrices de l’ESR (comme beaucoup d’entreprises par ailleurs), qui ont connu les CRI dans les années 70 puis les DSI au tournant des années 2000, devraient déjà s’être toutes dotées en 2015 d’un « CDO Numérique »… un « Chief Digital Officer » avec des compétences et des responsabilités bien plus larges que celles de la « simple gestion d’un parc de machines »… ce qui, à son grand regret, n’est pas encore le cas !

Les 2 heures prévues permettent des échanges avec la salle et des réponses aux questions soulevées.

 

Déjeuner : un excellent buffet est offert aux participants pendant plus d’une heure. Organisé sur place, il sera l’occasion de prises de contact et d’informations mutuelles.

 

Table ronde 2 : 3 intervenants, représentant respectivement Open classrooms, Future Learn et Fun MOOC, présentent leur institution et exposent leurs idées sur le thème « MOOC et stratégies de formation ».

Les échanges avec la salle sont assez nombreux, très pertinents et portent, en particulier, sur la pertinence et le rôle d’un MOOC, sur la question de l’accréditation (la CGE rappelant que le label Certification numérique est une accréditation nouvelle qu’elle met en place), sur la politique de confidentialité d’accès aux données recueillies au cours des formations puis assez longuement sur le (ou les !) modèle(s) économique(s) retenu(s) par chacun.

 

Conclusion de la journée : Jean-Michel Blanquer remercie les intervenants pour la qualité de leur prestation et les participants pour avoir répondu nombreux à l’invitation. Il félicite les organisateurs pour leur excellent travail et propose, pour ceux qui le souhaitent, de profiter de leur présence pour visiter le K-Lab de l’ESSEC.

 

Visite du K-Lab : au cœur du campus de l’école, ce remarquable équipement de plusieurs salles (sur une surface totale de 900 m2 !) est présenté comme « un lieu de recherche, de production et de partage de la connaissance ouvert à toute la communauté de l’ESSEC ainsi qu’aux partenaires. Espace de créativité, de partage et d’apprentissage, le K-lab permet à chacun de rencontrer l’expertise de l’ESSEC, de tester, développer, modéliser de nouvelles idées. »

Présentation faite en deux groupes, particulièrement précise, instructive et intéressante de plus d’une demi-heure : un « outil » remarquable, bien pensé et… de toute évidence… apprécié et fréquenté !

Jean-Claude DAMIEN10 nov 2016
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