Université de Technologie Ouverte Pluripartenaire.

Mon colloque Biomim'Expo CEEBIOS

Contexte : la relation uTOP/CEEBIOS

  • uTOP a accompagné le CEEBIOS dans la mise en place du module de formation « Introduction au Biomimétisme, ou comment acquérir une démarche bio-inspirée » de 32h30 sur un mode « blended learning »
  • une invitation avec le programme a été reçue début juin. La lecture montrait un planning certes anormalement dense (un vendredi de 9 h 30 à 19 h 15 voire plus et un samedi de 10 h à 17 h !!), mais avec un ensemble de thèmes a priori très attractifs et d’intervenants venant d’horizons très divers et témoignant sur des activités à connotation innovante originale et forte.
  • l’accès à Senlis peut paraître difficile sans l’utilisation d’un véhicule, mais la mise en place d’une navette depuis Paris était une initiative pertinente
  • l’introduction de la manifestation par Mme la Secrétaire d’État Barbara POMPILI et Mme la Maire de Senlis Pascale LOISELEUR témoignait de l’intérêt et du soutien des instances officielles pour le sujet et la manifestation. La Ministre a rappelé en particulier que l’appel à projets PIA en cours comportait un volet sur la Biodiversité.

 

Ces quatre raisons justifiaient la présence de représentants du projet uTOP (Thierry BUVAT, Jean-Claude DAMIEN) à cette manifestation.

 

Plénière d’ouverture (1 h) : quatre interventions remarquables (Gilles BŒUF, Jacques LIVAGE, Philippe VARLET, Philippe VASSEUR) lancent la réflexion sur la pertinence des sujets, leur diversité et leur étendue… du développement soutenable à la photosynthèse, des couleurs des matériaux aux sciences participatives, de la bruyante crevette « gun shrimp » aux diatomées qui fabriquent du verre à froid alors que l’homme le fait aussi… mais à 1500 °C !

 

4 « Keynote speakers » (2 h) : plusieurs intervenants se suivent pour présenter des innovations remarquables et prometteuses faites dans quatre groupes industriels :

  • production de bio-hydrogène (L’Air Liquide + partenaires)
  • produits colorés sans colorants, nanocomposés et surprenant Quinoa (L’Oréal)
  • programmes de numérisation de la ville, de la nature… de l’homme (Dassault Systèmes)
  • la ville de demain, arbre à vent ou mycoremédiation (Eiffage + partenaires)

 

Déjeuner sur l’herbe avec « food trucks » et barquettes carton ou « sacs déjeuner »  … encore en plastique !! (< 1 h !)

 

2 séances en parallèle (1 h 30) : une seule grande salle accueillait les deux séances dont l’une était une suite de mini-conférences, classique dans son organisation, et l’autre un « café littéraire » ouvert, basé sur l’échange oral dans des stands d’exposants, le jeu questions-réponses… qui générait donc un bruit de fond permanent de voix qui induisait une gêne auditive non négligeable… dans l’autre moitié de la salle… original, sympa, mais fatigant et pas top pour moi qui avais choisi la tradition  et les cinq présentations audio-visuelles remarquables ici encore :

  • de l’arénicole à la transfusion « sanguine » provisoire (Hemarina)
  • Aeroleaf, de l’arbre à vent à l’électricité du petit éolien (New Wind)
  • des lentilles d’eau au contrôle de l’évaporation des liquides (Elbé-petro)
  • de l’anguille à l’hydrolienne à membrane ondulante (EEL Energy)
  • innovations et méthodologie de la recherche bio-inspirée (Saint-Gobain)

 

2 séances en parallèle (1 h 30) : une seule salle toujours… la fatigue aidant, je choisis le papillonnage autour des stands de la demi-salle d’exposants : intéressants échanges, surtout avec le représentant de Dassault-Systèmes sur l’évolution des logiciels de simulation numérique depuis les domaines « anciens » (aéronautique et automobile) vers les domaines « futurs » (urbanisme et surtout santé humaine)

 

Plénière de clôture (1 h) : à l’issue de cette journée et en écho à des perspectives exprimées dès l’ouverture par la Ministre, six personnes sont conviées à s’exprimer sur la question « Comment la bio-inspiration peut-elle/doit-elle aussi profiter à la biodiversité ? ».

Les opinions, actions effectives ou attentes sont plurielles, selon qu’elles émanent de l’Agence Française pour la Biodiversité en phase de création, du représentant du Muséum National d’Histoire Naturelle ou de ceux de grandes entreprises comme LVMH ou CEMEX, mais tous  s’accordent pour insister sur un fait important : pour que la biodiversité puisse continuer à inspirer des innovations industrielles ou organisationnelles au profit de l’humanité, il faut qu’elle continue à exister… ce qui implique qu’il faille la protéger afin d’éviter qu’elle ne se réduise ou pire disparaisse.

 

Conclusion de la journée (20 min) : c’est à Idriss ABERKANE, professeur/chercheur, qu’est confiée cette intervention de synthèse et de bilan.

L’orateur argumente son analyse sur deux points forts :

  • le retour d’expérience de la recherche et développement sur des innovations se chiffre au grand maximum à quelques siècles, le plus souvent pas plus de deux ! Le retour d’expérience de la nature en matière d’optimisation des processus d’évolution est de plusieurs centaines de millions voire de milliards d’années !
  • dans l’histoire de l’humanité, toute proposition ou processus d’innovation de rupture a toujours connu les mêmes trois phases : d’abord considéré comme « Ridicule », ensuite comme « Dangereux », enfin comme « Evident » !

Le propos est percutant, parfaitement informé sur réalisations et enjeux et s’appuie sur de nombreux exemples, succinctement évoqués, mais assez connus ou explicites pour que l’on ne cesse de se dire « Ah oui, c’est vrai que… ! ».

 

La journée a rassemblé quelques centaines de personnes et il y en avait encore environ une centaine quand j’ai quitté le site vers 20 h après un apéritif champêtre bien venu et fort bien fourni.
Malheureusement, pour des raisons de contraintes personnelles, je n’ai pu assister qu’à la première journée. Je ne peux donc donner aucune info sur le déroulement de la seconde...

Jean-Claude DAMIEN05 juil 2016
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